À Paris, la claustrophobie n’est pas une peur abstraite : c’est le métro évité chaque matin, l’ascenseur qu’on laisse passer, les trajets rallongés pour rester à l’air libre. Mon cabinet de Paris 20 se trouve à la sortie du métro Pyrénées, sur la ligne 11 justement. Autant dire que le sujet arrive souvent jusqu’à ma porte. Voici comment cette peur fonctionne, et comment l’hypnose la travaille.
La claustrophobie au quotidien parisien
La peur des espaces clos se glisse partout dans une vie parisienne : le métro et ses tunnels, les ascenseurs d’immeubles anciens, les parkings souterrains, les cabines d’essayage, l’avion. Et puis il y a l’IRM. Cet examen qu’on repousse depuis des mois alors que le médecin l’a prescrit.
Et quand l’enfermement se vit à 10 000 mètres d’altitude, c’est la peur de l’avion, souvent tressée avec elle qui se manifeste.
Le vrai coût n’est pas la peur elle-même : c’est l’évitement. On organise sa vie autour des lieux interdits, et le territoire rétrécit d’année en année. La bonne nouvelle : ce mécanisme se travaille, souvent bien.
Ce qu’est vraiment une phobie
Une phobie n’est pas un manque de courage : c’est une alarme déréglée. La zone du cerveau qui gère le danger a associé, un jour, « espace clos » et « menace ». Souvent à partir d’un événement chargé émotionnellement, parfois ancien, parfois sans rapport apparent avec les lieux fermés. Depuis, l’alarme se déclenche à pleine puissance pour un ascenseur, comme s’il s’agissait d’un vrai danger.
Raisonner ne suffit pas : vous SAVEZ que l’ascenseur est sûr, et pourtant le corps s’affole. C’est normal. L’alarme ne parle pas le langage de la raison.
Comment l’hypnose travaille la claustrophobie
L’hypnose parle précisément le langage de cette alarme : celui des émotions, des images, des associations. En séance, nous travaillons sur trois plans :
- l’émotion d’origine : retrouver et apaiser la charge émotionnelle qui a créé l’association, sans avoir besoin de tout revivre ;
- la désensibilisation en douceur : réexposer l’imaginaire aux lieux clos depuis un état de calme profond, pour que le cerveau réapprenne que fermé ne veut pas dire danger ;
- les ressources concrètes : installer des réflexes de calme utilisables sur place, dans la rame, dans la cabine, grâce à l’auto-hypnose.
Selon votre situation, j’y associe le RITMO, en complément, quand un événement précis a marqué le point de départ. Ce travail s’inscrit dans l’accompagnement des peurs et phobies au cabinet. Et jamais de méthode brutale chez moi : personne ne vous enfermera nulle part, tout se fait en imagination, à votre rythme.
Le cas de l’IRM : ne repoussez pas un examen prescrit
Si vous repoussez une IRM par claustrophobie, parlez-en à la fois à votre médecin ET au centre d’imagerie : des aménagements existent (IRM ouvertes, prémédication décidée par le médecin). Le travail en hypnose peut préparer l’examen en parallèle. Mais l’examen prescrit passe avant tout : ne le retardez pas en attendant d’avoir « réglé » la peur.
Combien de séances ?
Les phobies font partie des accompagnements souvent rapides : quelques séances suffisent fréquemment à faire retomber l’alarme. Chaque personne reste différente, et je m’engage sur la qualité du travail, jamais sur un chiffre garanti.
Questions fréquentes
Vais-je devoir m’enfermer quelque part pendant les séances ?
Non, jamais. Le travail se fait en imagination, depuis un état de calme profond, à votre rythme. C’est vous qui décidez ensuite, dans la vraie vie, du moment de reprendre l’ascenseur.
Ma claustrophobie date de l’enfance, est-ce trop tard ?
Non. L’ancienneté d’une phobie ne prédit pas la difficulté du travail : une association ancienne peut se défaire aussi bien qu’une récente.
La séance peut-elle se faire en visio ?
Oui, et c’est même logique pour ce motif : travailler depuis un environnement qui vous rassure, chez vous, se prête très bien à ce type de séance.
Reprendre votre territoire
Je vous offre le premier entretien : décrivez-moi les lieux que vous évitez, et je vous dirai honnêtement comment je peux vous accompagner. Appelez le 06 52 39 70 64, ou si vous préférez écrire : retrouver le métro sereinement : parlons-en. Vous pouvez aussi réserver votre séance en ligne.
Renée-Marie Deumié, praticienne de bien-être à Paris 20. L’hypnose relève du bien-être ; elle ne constitue ni un diagnostic ni un traitement médical et ne se substitue pas à un suivi médical ou psychologique. Ne retardez jamais un examen médical prescrit.