Arrêter de fumer sans prendre de poids : ce que change l’hypnose

« Si j’arrête, je vais grossir. » C’est la peur n°1 des fumeurs qui hésitent. Et, soyons honnêtes, l’excuse parfaite pour repousser encore un peu. La vérité : la prise de poids à l’arrêt du tabac n’est pas une fatalité, c’est un mécanisme. Et un mécanisme qu’on comprend, on peut l’anticiper. Voici comment.

Pourquoi certains grossissent à l’arrêt du tabac

Ce n’est pas d’abord une affaire de métabolisme : c’est surtout une affaire de remplacement. La cigarette occupait des fonctions dans votre journée. La pause, le geste, la gestion du stress, le « quelque chose dans les mains, quelque chose dans la bouche ». Quand on arrête par pure volonté, ces fonctions restent orphelines. Et le candidat le plus disponible pour les remplacer s’appelle le placard à biscuits.

Autrement dit : on ne grossit pas parce qu’on arrête de fumer. On grossit quand on remplace un geste par un autre, sans s’occuper de ce que le geste servait.

L’erreur classique : tout miser sur la volonté

La volonté peut tenir face à l’envie de cigarette pendant des semaines. Mais elle se bat sur deux fronts à la fois : résister à la cigarette ET résister au grignotage. C’est épuisant. C’est souvent le deuxième front qui cède, puis la culpabilité de la prise de poids fragilise le premier, et la rechute n’est pas loin. Vous avez peut-être déjà vécu ce scénario. Il ne dit rien de vous : il dit tout de la méthode.

Chez beaucoup de fumeurs, la cigarette sert d’abord à calmer la pression : c’est alors le stress de fond que l’on apaise en parallèle.

Comment l’hypnose anticipe le transfert

C’est là que l’approche change tout : en hypnose, on ne travaille pas « contre la cigarette », on travaille sur les fonctions qu’elle occupait. Dès la première séance :

  • on identifie ce que la cigarette faisait pour vous. Pause, détente, contenance, récompense ;
  • on installe d’autres réponses à ces besoins, qui ne passent ni par le tabac ni par la nourriture ;
  • on désactive les automatismes déclencheurs (le café, le stress, la fin de repas) plutôt que de les affronter un par un.

Quand la fonction est réattribuée, il n’y a simplement rien à compenser. C’est le principe de fond de l’accompagnement complet de l’arrêt du tabac : respecter votre équilibre, votre « écologie » comme on dit en hypnose, pour que l’arrêt soit durable, pas subi. Si vous voulez voir comment cela se passe en pratique, voici les trois temps d’une séance.

Et si j’ai déjà pris du poids lors d’un arrêt précédent ?

C’est fréquent, et cela ne prédit rien : votre tentative précédente s’attaquait probablement à la volonté, pas aux fonctions. On repart cette fois du bon bout. Si le rapport à la nourriture est devenu un sujet en soi, il peut aussi se travailler en séance, avec un travail dédié au rapport à la nourriture. Nous en parlons simplement au premier échange, sans jugement : chez moi, on ne fait pas la morale, on dénoue.

Questions fréquentes

Va-t-on forcément grossir en arrêtant de fumer ?

Non. La prise de poids vient surtout du report du geste sur la nourriture. Quand ce transfert est anticipé dès le départ, c’est le rôle du travail en hypnose, il n’a pas de raison mécanique de se produire. Chaque personne reste différente, et personne ne peut rien vous garantir.

Combien de séances pour arrêter de fumer ?

En moyenne une à trois séances, selon votre histoire avec le tabac et le niveau de stress associé. La question du poids est intégrée dès la première séance, pas traitée après coup.

Faut-il faire un régime en même temps que l’arrêt ?

Non. Cumuler deux privations, c’est doubler la pression sur la volonté. L’approche inverse fonctionne mieux : s’occuper des fonctions de la cigarette d’abord, et laisser le rapport à la nourriture rester simplement normal.

Arrêter sans vous battre sur deux fronts

Je vous offre le premier entretien : racontez-moi votre histoire avec la cigarette, et je vous dis honnêtement comment je peux vous accompagner. Appelez le 06 52 39 70 64 ou venez préparer votre arrêt lors d’un premier échange. Vous pouvez aussi réserver votre séance en ligne.

Renée-Marie Deumié, praticienne de bien-être à Paris 20. L’hypnose relève du bien-être ; elle ne constitue ni un traitement du tabagisme ni un suivi médical, et ne s’y substitue pas. Votre médecin et Tabac Info Service restent vos interlocuteurs santé.

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